Palmania

Deux photo-images qui présentent des endroits ou des situations ordinaires voire du quotidien, mais contrastantes, sont à la fois jumelées et opposées de manière à leur donner un nouveau langage artistique.

Par ce jumelage et diverses interventions on arrive à des réalités « simulées » qui sont le résultat d’une manipulation artificielle et virtuelle.

Par un certain niveau d’abstraction, les collages arrivent à recréer un contexte de laboratoire, d’entreprise, et vise à susciter ce sentiment d’être de plus en plus manipulés par des applications génétiques et des pratiques informatiques.

Grâce à une synthèse numérique on arrive à une seule image, où la fiction et le réel, l’espoir et l’angoisse s’entremêlent dans une relation tensio-active, qui devrait agir sur les émotions du spectateur.

Bien que les lieux où sont prises les photos soient connus et souvent reconnaissables (ici presque toujours Montréal), ces dernières revèlent en même temps un caractère mondial : à l’instar des immeubles qui ressemblent à des laboratoires, les plantes pourraient se trouver dans n=importe quel jardin botanique du monde.

Il arrive également que certains complexes architecturaux particuliers soient présents, comme c’est le cas pour le m‚t du stade olympique de Montréal.

Le travail fait preuve d’une certaine ironie à la fois légère et profonde en remettant en question certains aspects de la recherche et des applications génétiques : manipulation des plantes, séquençages, clonage, etc.

Ottawa, 2000/01

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